Rapport du Sud-Est de l'Ontario


Ce n'est un secret pour personne que les programmes de nutrition dans les écoles aident les élèves bien au-delà de simplement remplir un ventre vide. Chaque année, la région du Sud-Est de l'Ontario demande aux responsables des programmes leur avis sur la manière dont ces programmes aident leurs élèves. Les réponses de cette année ont indiqué :

97% des coordonnés de programmes sont d'accord ou tout à fait d'accord pour dire que les étudiants ont une durée d'attention accrue (moins d'incapables de se concentrer en raison de la faim).

96% des coordinateurs de programme sont d'accord ou tout à fait d'accord pour dire que les étudiants ont plus d'énergie.

“ Nos élèves sont plus engagés à l'école lorsqu'ils ont accès à de la nourriture et qu'ils ont une raison d'être là. Parfois (surtout avec les enfants qui ont des difficultés scolaires), la nourriture est un moyen de tisser des liens avec les autres, d'en apprendre davantage sur la façon de nourrir adéquatement leur corps et de s'impliquer ”, déclare le directeur de l'école de Coe Hill, à Coe Hill.  

La pandémie a transformé les programmes de nutrition dans les écoles de toute la province. Les aliments servis ont dû être portionnés ou emballés individuellement, et les élèves ne pouvaient plus manger ensemble. Le sentiment de ‘ vivre-ensemble ’ a été perdu pendant longtemps. De plus, les bénévoles n'étaient plus autorisés dans les écoles, et ils ne sont toujours pas tous de revenus. Cela a également eu un impact considérable sur la prestation des programmes. Mais nous commençons à voir un retour de balancier. Vu l'état de notre économie actuelle, nous constatons chaque jour que les besoins n'ont pas diminué, mais les écoles ont du mal à offrir des programmes avec des repas préparés. Il faut beaucoup plus d'efforts pour fournir des repas préparés ; la méthode de la COVID était simple et de nombreuses écoles, sans l'aide de bénévoles, continuent d'offrir des programmes selon ce modèle de distribution. Cependant, nous savons que les enfants adorent les repas chauds et ont hâte d'en profiter. 

Geoff Said, directeur d’une petite école à Trenton, en Ontario, connaît bien l’impact que peut avoir un petit-déjeuner chaud. Dans son établissement, le taux d’absentéisme est de 15%, sauf le vendredi où il atteint 25%.  Conscient que pour réussir, les élèves doivent être présents en classe aussi souvent que possible, il savait qu'un jour d'absence par semaine aurait un impact significatif sur la réussite scolaire d'un élève ; il devait donc trouver un moyen de faire revenir les élèves le vendredi. Cette école propose un programme de petit-déjeuner quotidien depuis de nombreuses années. Le menu se compose généralement de céréales, de yaourts, de fruits et de fromage. Tout au long de sa carrière, M. Said a pu constater par lui-même à quel point le fait de proposer de la nourriture peut changer la journée d’un élève. Dans chaque établissement où il a travaillé, il s’est donné pour priorité de veiller à ce que ses élèves aient facilement accès à de la nourriture.  En plus des programmes quotidiens de nutrition scolaire, il organise aussi souvent que possible des journées spéciales autour des repas, et les élèves ne sont jamais déçus. Lorsqu’il a réfléchi à la manière de réduire le taux d’absentéisme le vendredi, sa première idée a été… la nourriture, bien sûr.  Sachant à quel point ses élèves appréciaient le petit-déjeuner actuel, il s’est demandé ce qui se passerait s’il passait à la vitesse supérieure. Il a donc décidé de proposer un petit-déjeuner chaud le vendredi : crêpes, gaufres, sandwichs, bâtonnets de pain perdu à la cannelle, bouchées aux œufs et œufs brouillés.  Il a écrit sur les vitres de l’école « PETIT-DÉJEUNER CHAUD GRATUIT LE VENDREDI » et, en l’espace de deux mois, le taux d’absentéisme du vendredi est tombé à 8% – soit la moitié de la moyenne quotidienne des autres jours et un tiers de ce qu’il était les vendredis.  Lorsque les élèves viennent au programme de petit-déjeuner, ils savent qu’ils sont les bienvenus dans cette école, que l’on se soucie d’eux, et le bonus supplémentaire est qu’ils participent aux cours dispensés ce jour-là, ce qui augmente leurs chances de réussite. 

M. Said n'est pas seul. Les directeurs d'école de toute la région du Sud-Est participent activement aux programmes de nutrition pour les élèves, car ils reconnaissent le lien entre une saine alimentation et la réussite scolaire. 

Dans le Sud-Est de l'Ontario, nous offrons du soutien à 186 écoles par l'entremise de 3 comités de partenariat communautaire :

Food for Learning – Comtés de Hastings et de Prince Edward

Food for Thought – Lanark County

Le Projet de partage des aliments – Comtés de Frontenac, Lennox et Addington

Travailler ensemble pour que tous les enfants et les jeunes puissent MANGER, APPRENDRE et RÉUSSIR.